La vie ne serait-elle pas tout simplement un espace-temps un peu fou entre la vie et la mort ? Les êtres humains ne sont-ils pas tous capables de réactions plus ou moins incohérentes, lorsqu’ils approchent de l’abîme ? C’est la situation de la pièce, celle de deux êtres plongés dans une solitude extrême face au crépuscule de leurs vies. On a le sentiment qu’ils ne mourront jamais, tant que l’imagination du jeu à conjurer le sort ne s’éteindra pas. Ionesco devient alors maître du genre, magnifiquement. On rit de cette absurdité, on est ému et c’est au final la poésie qui l’emporte.
Un couple de plus de 90 ans se prépare pour une conférence, à travers la symbolique des chaises ils reçoivent tour à tour une foule de personnes imaginaires.
Ce couple pourvu d’une belle tendresse tente quelque part de combler le vide de leur existence à travers cette farce tragi-comique mêlant poésie et désespoir.
Pour rester dans la lignée de l’absurde d’Eugène Ionesco, retrouvez la leçon au théâtre de la Huchette.
Plus légère que l’oeuvre de Samuel Beckett, elle marque la dimension fantasque de la situation qui révèle une profondeur mystique où les protagonistes tentent de donner sens à l’existence à travers une très belle interprétation des deux comédiens qui au delà de leur performance restent très attachants.
Equipe
Mise en scène Thierry Harcourt assisté de Clara Huet
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