Le dernier cèdre du Liban au Théâtre de l’Œuvre : quand la mémoire prend racine sur scène
Au Théâtre de l’Œuvre, lieu emblématique de la création et de l’audace artistique, Le dernier Cèdre du Liban s’impose comme une œuvre profondément habitée par la mémoire, l’exil et la résistance du temps. À l’image de l’arbre millénaire qui lui donne son nom, la pièce déploie des racines anciennes pour mieux interroger le présent.
Le dernier cèdre du Liban n’est pas un simple arbre : c’est le symbole de permanence, de dignité et de survie face aux tempêtes de l’Histoire. Sur la scène du Théâtre de l’Œuvre, ce symbole devient chair et parole. Le plateau se transforme en espace de résonance où s’entrelacent récits intimes et fractures collectives, souvenirs familiaux et blessures d’un pays marqué par les conflits, les départs et les silences.
La mise en scène, sobre et habitée, laisse respirer les mots. Chaque geste semble pesé, chaque silence chargé de sens. Le Théâtre de l’Œuvre, fidèle à sa tradition d’exploration des écritures sensibles et engagées, offre ici un écrin idéal à une parole qui refuse l’oubli. Le spectateur n’est pas invité à regarder de loin, mais à écouter, à ressentir, parfois à se reconnaître.
Le dernier Cèdre du Liban parle de racines que l’on emporte avec soi, même lorsque la terre natale devient inaccessible. La pièce évoque l’exil non comme une simple rupture géographique, mais comme un état intérieur, fait de nostalgie, de colère et d’espoir fragile. À travers les personnages, c’est toute une mémoire diasporique qui se déploie, oscillant entre attachement et nécessité de réinvention.
Dans l’intimité feutrée du Théâtre de l’Œuvre, la scène devient un lieu de transmission. Comme les cèdres qui traversent les siècles, la parole théâtrale s’érige ici contre l’effacement. Le dernier Cèdre du Liban ne propose pas de réponses simples, mais invite à contempler ce qui demeure lorsque tout vacille : l’identité, la langue, et la force de raconter.
Equipe artistique
Une pièce de Aïda ASGHARZADEH
Avec Magali GENOUD ou Pauline BRESSION, Maëlis ADALLE, Azeddine BENAMARA ou Fayçal SAFI
Mise en scène Nikola CARTON
Infos pratiques
Du jeudi au samedi 21h – les dimanches à 15h30
Dimanche 8 février à 19H
Durée : 1H25
Théâtre de l’Oeuvre
55 rue de clichy 75009 Paris


Laisser un commentaire